
Dans une interview diffusée sur France 2, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron reviennent sur leur performance au programme libre de danse sur glace des Championnats du monde qui les a menés sur la plus haute marche du podium.Leur témoignage confirme que lorsqu’on s’immerge complétement dans son activité et que celle-ci est en elle-même source d’une intense satisfaction, « tout ce qui suit après », titre ou médailles, « est accessoire ». La façon dont ils décrivent leur expérience offre un éclairage intéressant sur « l’état de flow », ou « expérience optimale », défini par Mihaly Csikszentmihalyi (1975).

Voici un extrait de leurs propos, rapportés par Marie-Christelle Maury pour Stade 2, que l’on peut aisément associer aux différentes dimensions du flow.

Gabriella Papadakis : « On est hyperconnecté mais c’est comme si il n’y avait plus rien d’autre qui se passait (5). Je n’avais plus la sensation d’avoir des patins aux pieds (7). » « C’était vraiment purement d’âme à âme !… »
Guillaume Cizeron : « On est là mais on n’est plus vraiment là, on est comme à une autre fréquence, on sort un peu de notre corps, c’est très bizarre comme sensation (7). »
Gabriella Papadakis : « On était tellement dans le moment présent que, du coup, c’est comme si le temps s’allongeait, et on avait le temps de penser à tout (8)(6), comme si on était un peu au-dessus de nous-mêmes. Je ne sais pas, c’est comme si c’était très très très lent et qu’on était en total contrôle de nous-mêmes (6). »
Guillaume Cizeron : « On est dans la beauté du moment (9). On a du mal à en sortir » (2)(5)(7)
Gabriella Papadakis : « Nous, le moment incroyable, il s’est passé quand on était sur la glace (2). Tout ce qui suit après, au final, c’est accessoire… (9) »
Maintenant, regardez leur programme libre des Championnats du Monde 2016, et découvrez la façon dont ils réinventent le patinage.
Et, pour le plaisir, leur programme libre des Jeux Olympiques 2018 (mise à jour mars 2018) …